Newsletter avril 2026
- Admin

- 20 avr.
- 4 min de lecture
C’est avec une immense colère et une profonde tristesse que nous vous annonçons une nouvelle désastreuse pour notre association. La Direction Générale du Territoire et du Logement (DGTL) du canton de Vaud a définitivement refusé la construction du ponton et coule ainsi irrémédiablement le projet de développement de l’activité publique de la galère à Morges (navigations, activités au ponton, buvette, etc.)!
Les perspectives étaient pourtant excellentes au début 2025
Le Plan d’Affaire établi par une association recommandée par l’ARCAM (Association de la Région de Cossonay-Aubonne-Morges) avait démontré la rentabilité de l’exploitation de la galère si celle-ci était directement accessible par un ponton. Cette condition impérative avait déjà été établie dans un audit indépendant de l’association, réalisé en 2017 sur demande et avec le financement de l’ARCAM.
L’ARCAM avait soutenu le projet auprès du SPEI (Service cantonal de la Promotion, de l’Economie et de l’Innovation) et avait accepté un préavis pour le co-financer.
Le SPEI avait manifesté un grand intérêt pour ce projet fédérateur et au bénéfice de la collectivité publique. Il entrait en matière pour co-financer, a priori à hauteur du tiers environ du budget, la rénovation de la galère et la réalisation du ponton.
La Municipalité, grâce à la motivation et l’engagement remarquables de la Syndique Mélanie Wyss, soutenait le projet. La Municipalité considérait le projet comme important pour le développement de l’offre publique sur le quai du Parc de Vertou. Elle avait l’intention de demander un crédit au Conseil pour co-financer, à hauteur des conditions fixées par le SPEI, la construction du ponton.
La Direction Générale de l’Environnement (DGE) du canton de Vaud s’apprêtait à autoriser le ponton. En consultation préliminaire des services avaient certes relevé quelques éléments critiques. Mais nous avions pu résoudre ces problèmes de manière constructive et dans une optique de bon sens avec les services concernés, en apportant des clarifications et en réalisant une expertise complémentaire.
En été 2025, les étoiles s’alignaient encore un peu plus, avec les résultats de la mise à l’enquête publique pour la réalisation du ponton : En effet, aucune opposition n’a été déposée auprès du greffe municipal de Morges !
La Direction Générale du Territoire et du Logement (DGTL) ruine les efforts de tous : refus du ponton
Ce magnifique projet communautaire et fédérateur ne verra pourtant jamais le jour. La DGTL, par crainte de prendre un risque (non précisé malgré nos demandes de clarification) a en effet définitivement refusé la construction du ponton (courrier du Chef du DJES reçu le 24 mars 2026), malgré la dérogation prévue dans la loi (LAT). Le Plan Directeur Cantonal des Rives Vaudoises du Lac Léman, évoqué par la DGTL comme argument en défaveur du projet, classe pourtant la zone de Vertou dans la typologie de « parc », à vocation publique. Plus précisément au Lieu-dit Le Bief, à proximité immédiate du ponton projeté, le Plan Directeur prévoyait justement, en 2000, l’extension du port actuel. Selon un avis de droit, le Plan Directeur Cantonal souligne dans ses objectifs pour Le Bief, qu’il faut y confirmer sa vocation de lieu de loisir. Le ponton et les activités publiques proposées pour l’exploitation de la galère étaient donc au contraire parfaitement en phase avec l’occupation du territoire précisée à cet endroit dans le Plan Directeur Cantonal !
Contrairement à la DGE, la DGTL n’a jamais posé de questions et cherché à comprendre le projet et ses objectifs, en particulier pour la collectivité publique, déclarant même parfaitement comprendre la situation et les enjeux. Nous n’avons constaté aucune volonté de la DGTL de trouver une solution pour réviser son interprétation très particulière de la LAT et pour accorder la dérogation prévue dans la loi. Il aura même fallu plus de 9 mois depuis la déclaration d’intention de refuser le ponton, plusieurs séances infructueuses de clarifications confuses et contradictoires, et enfin l’implication d’un 2e avocat, pour enfin connaître la raison définitive officielle de ce refus, ne nous laissant alors plus aucune opportunité pour répondre aux arguments invoqués et apporter des clarifications. Dans sa détermination, la DGTL considère que le « besoin objectif n’est pas établi » (pas besoin du ponton pour embarquer sur la galère depuis le quai). Ignorant le caractère emblématique de la galère pour la région de Morges et l’intérêt pour la Municipalité de développer l’offre publique au Parc de Vertou, malgré les interventions en séances de la Syndique de Morges et du Directeur de l’ARCAM, la DGTL considère de manière très réductrice que « le but affiché est principalement la volonté de sauver le bateau La Liberté de la destruction ». Elle ajoute que « Cet objectif ne répond pas à un besoin public ». Cette justification, réduisant l’association et ses objectifs au statut de propriétaires riverains du lac revendiquant le privilège de construire un ponton exclusivement à usage privé, semble complètement arbitraire et dénuée de bon sens. Elle est totalement incompréhensible en regard de l’ensemble des informations remises à la DGTL (en particulier le public-cible et la nouvelle gouvernance sous forme de Fondation, précisés dans le Plan d’Affaire) et des témoignages de la Syndique et de l’ARCAM!
« Est-ce que ce monde est sérieux ? » (Francis Cabrel – La Corrida) !
Conséquences catastrophiques pour la galère et l’association : dépôt de bilan
Confrontée à la dégradation progressive de la galère, l’association n’a plus les moyens et le temps de se lancer dans un recours, dont les chances de succès sont par ailleurs incertaines. Le comité n’a désormais plus d’alternative au dépôt de bilan, qui sera soumis au vote d’une Assemblée Générale Extraordinaire le jeudi 18 juin, à l’issue de l’Assemblée Générale Ordinaire (cf. Ordres du jour ci-dessous).
Cette décision de la DGTL (et sa justification) est ahurissante, elle fait très mal et laisse sans voix ! Elle n’oblitère cependant pas la satisfaction d’avoir tout tenté pour sauver la galère avec un projet touristique qui a du sens pour la collectivité publique et les autorités, et économiquement autonome et pérenne. Oui, une décision insensée pour un projet qui avait du sens ! Une décision qui fait très mal au regard des efforts déployés depuis 2018 par les bénévoles et les membres, ainsi que la Syndique de Morges et l’ARCAM, qui se sont impliqués avec détermination pour réaliser ce projet d’utilité public et fédérateur. Du fond du cœur, un tout grand merci à eux.
Malgré les tristes nouvelles, nous nous réjouissons de vous rencontrer aux AGO et AGE et vous adressons, chers membres et chers ami(e)s, nos cordiales salutations. Un grand merci à toutes et à tous, et à très bientôt, Amitiés !
Au nom du comité
Jean-Marc Lavanchy, président

